jeudi 5 septembre 2013

Kalimèra la Crète !


Cette semaine en Crète sonnait comme la fin d'une période, une parenthèse ensoleillée à deux. Quelques jours avant je finissais la rédaction de mon mémoire. Quelques jours après le vol retour je le soutiendrai et ma vie étudiante sera terminée. Là- bas on voulait trouver l'apaisement, la détente mais aussi la chaleur. On voulait se retrouver et laisser derrière nous cette vie parisienne de dingue. Mais plus que tout on voulait découvrir.

jeudi 1 août 2013

"Celui qui oublie ses racines n’atteint jamais sa destination." Proverbe Philippin


Je suis née au sein d'une famille idéale. Je n'aurai pu rêver mieux mais une famille c'est aussi des secrets, des mystères, des inconnus. Pourquoi ce besoin de savoir d'où je viens? Pour me construire, pour m'enraciner, pour grandir, pour savoir. Pour répondre à tous ces gens qui me demandent quelles sont mes origines et surtout celles de ma grand-mère au vue de sa couleur de peau, de sa chevelure et de ses grands yeux noirs.


Depuis quelques années j'observe, je réfléchis, je questionne mais n'obtient que très peu de réponse. Le mystère plane. Comme une peur de trop en dire. 
Le hasard existe-t-il ? Il y a maintenant deux ans nous avons emménagé dans ce quartier parisien à 79 km de chez nous sans raisons particulières. Moi qui voue une admiration à la capital je découvre alors que ma grand-mère y est née peut être à quelques rues de chez nous. Surprise, curiosité. 



Une "force" mystérieuse et inconsciente me pousse vers mon histoire. J'harcèle, questionne, fouine, cherche et recherche, ne laisse aucune éventualité de côté. Les réponses surgissent lentement : des dates, des lieux, des noms. Telle une petite fille je découvre des lieux. Un hôpital, la porte de l'immeuble n°44, la signature de mon arrière-grand-mère sur un document tapé à la machine. Des choses inconnues, insignifiantes, qui me laisseraient donc insensible? Faux. Face à cette porte devant laquelle je passais tous les jours je me sens petite, émue, des papillons dans le ventre. Je découvre, m’imprègne, imagine le passé. Ma grand-mère a posé ses petits pieds d'enfant sur ce trottoir, ses petites mains collantes sur cette porte d'entrée, a dormi derrière ces murs, joué dans ce parc. 

Beaucoup de questions restent sans réponses mais je n'abandonne pas car "on ne peut donner que deux choses à ses enfants : des racines et des ailes." Pour moi, pour ma grand-mère, pour ma mère, pour mes enfants je veux reconstituer ce passé.
















Je vous embrasse.
Laura

mercredi 31 juillet 2013

« La vie est dure, mais elle est belle puisqu’on y tient tellement. » François Truffaut

Il y a plusieurs mois, j’apprenais une de ces nouvelles qui vous bouscule. Qui remet en question vos certitudes et votre quotidien. Quelques mots, et mon petit monde intérieur s’est écroulé. En quelques secondes, mes sourires s’étaient envolées.

Durant 6 mois, c’était un boucan d’enfer, la tempête à l’intérieur, les cailloux dans le ventre. Je me sentais minuscule. Impuissante. Je crois que j’étais tétanisée par le peur, peur pour cette personne que j’aime plus que tout, peur de perdre mes repères. J’en ai tremblé, j’ai fait trop de recherches foireuses sur Google, je me suis imaginée mille histoires. Durant 6 mois, j’ai arrêté de respirer. J’étais redevenue une petite fille qui avait peur du noir et qui n’avait que son doudou pour se rassurer.


Depuis quelques jours, dû à l'attente des résultats, tous ces sentiments sont réapparues. Et puis, le verdict est tombé aujourd'hui. Le mot cancer s'est vaporisé. D’un seul coup, il n’y avait plus rien. J’ai repris ma respiration. Un sourire est apparu sur mes lèvres. Il ne va plus me quitter de la journée. Parfois, j’ai l’impression que la vie nous fait mine de rien des piqûres de rappels. Parfois, elle nous susurre des "Oh, regarde comme la vie est belle" , "Tu es chanceux, ne l’oublie pas" , "Savoure, la vie est si fragile et plus forte que tout" . Elle nous rappelle, à sa façon, de ne pas passer à coté de sa beauté. D’arrêter de courir, de travailler trop, d’être en apnée. D’arrêter d’avoir peur pour des broutilles et de passer à coté de l’essentiel. Elle nous rappelle de lever les yeux. De respirer. De ne pas oublier de savourer, chaque jour, sa poésie.



Souviens toi que la vie est belle !

Je vous embrasse.


Laura


"Pourquoi ne pas créer un blog bien à toi?"


Cette idée surgit dans le froid et l'ennui du mois de décembre 2012. Des mois de réflexion, d'hésitation, de questions suivirent.

Me voilà, je prends la décision de poser mes mots ici. Ce n'est pas sans gêne et sans timidité. J'espère que cela m’apaisera et m'apportera beaucoup de plaisir.

Je voudrais vous faire découvrir mon monde intérieur ainsi que le monde extérieur vu par mes grands yeux pétillants. Je voudrais déposer des instants de vie, des souvenirs dans ce lieu. Ça n'a pas le prestige d'un livre ni le charme d'un carnet mais il a l'avantage de l'ouverture. 

Toutes personnes est la bienvenue, il vous suffit de vous installer confortablement dans votre canapé pour cueillir ces mots. 

A bientôt